L’inspection d’ouvrages d’art implique le plus souvent des coûts onéreux, car il faut déployer des dispositifs importants pour assurer la sécurité des équipes de contrôle. Il n’est pas en effet facile de vérifier en détail les éléments d’un tunnel, d’un viaduc, d’un pont ou d’une digue, alors que ces infrastructures subissent à longueur de temps de nombreuses contraintes (statiques, dynamiques et climatiques), et doivent faire l’objet de diagnostics réguliers.

Néanmoins, il est possible de faciliter l’inspection de ceux-ci en utilisant des drones. Ces appareils permettent en effet de réaliser des prises de vue aériennes et de contrôler minutieusement l’état de ces structures.

Inspecter rapidement chaque élément de soutien

L’inspection des ouvrages d’art par un drone est la solution la plus simple et la plus efficace pour contrôler les éléments de soutien. Le drone peut atteindre les endroits difficiles d’accès et collecter des données précises. Outre cela, l’intervention s’effectue rapidement.
Les images ou les vidéos capturées sont de haute définition et il est possible de les visualiser en temps réel sur un écran au sol.

Le diagnostic est axé sur les détails de l’architecture afin de déceler les éventuels dommages (fissures, points de corrosion, etc.) et de définir les rénovations nécessaires. Le drone peut se mouvoir facilement même dans un espace restreint ou confiné et réaliser des clichés nets d’une partie précise de l’ouvrage.

Le recours à cette méthode de diagnostic devient ainsi une pratique courante pour les sociétés de génie civil qui s’occupent du contrôle et de l’entretien des ouvrages d’art. D’ailleurs, contrairement aux méthodes traditionnelles nécessitant des dispositifs de sécurité complexes et coûteux comme les échafaudages et les nacelles, l’inspection et le diagnostic à l’aide d’un drone ne présentent aucun risque pour les équipes chargées de vérifier les constructions.

Quelles sont les différentes techniques d’inspection par drone ?

L’inspection des ouvrages d’art par drone peut se faire de différentes manières selon les objectifs de l’opération. L’ingénieur en génie civil ou l’architecte peut demander :
– une inspection visuelle permettant de vérifier des parties précises d’un ouvrage – es images sont d’une grande précision et peuvent être agrandies, si besoin est – ;
– une modélisation 3D en vue de rechercher des défauts ou des fragilités, calculer des volumes ou prendre des mesures ;
– une thermographie afin de détecter les déperditions thermiques des fuites ou des infiltrations d’un bâtiment – dans ce cas, le drone est équipé d’une caméra thermique – ;
– une cartographie aérienne nécessaire au calcul des surfaces.